« L’architecture du temple d’Hathor à Dendera » Quelques enseignements sur l’esthétique et la technologie d’un art de bâtir

Conférence donnée par Pierre Zignani, Dr es sciences, EPFL, architecte, Université de Genève, architecte-archéologue, CNRS

Mardi 21 mars 2017 à 18.30 – Uni Bastions, salle B111, Entrée libre

Extérieur Nord

L’architecture du temple d’Hathor à Dendara,
Quelques enseignements sur l’esthétique et la technologie d’un art de bâtir.

L’Égypte pharaonique a développé, sur plus de trois millénaires, un art de bâtir culturel dont la finalité lui était vitale. On s’y représentait le bon fonctionnement de l’univers comme dépendant de l’organisation de l’espace sacré.

Le temple égyptien est devenu, au cours du temps, un système complexe organisant, protégeant et mettant en scène des préoccupations multiples. La construction de ces édifices tendait à la modélisation du monde idéal des dieux. Pour les anciens habitants de la vallée du Nil, le culte rendu par Pharaon, représenté par un prêtre, avait pour but d’entretenir l’énergie divine garantissant, à l’environnement humain, un équilibre harmonieux. D’après les textes antiques relatifs à la construction, un sanctuaire avait à répondre à des exigences de perfection et de pérennité, lesquelles ont stimulé l’innovation dans la compétence d’édifier. L’art de bâtir un sanctuaire était ainsi animé d’une volonté de résister à toute menace environnementale, notamment aux attaques du temps et du climat. Son architecture, composant des références cosmogoniques minimisait, les relations entre l’intérieur et l’extérieur dans un souci permanent de protection. L’accès très hiérarchisé devenait de plus en plus exclusif vers le cœur du temple, réservé aux plus hauts membres du clergé.

Au cœur d’une métropole régionale qui a perduré sur la longue durée de la civilisation pharaonique, le temple d’Hathor à Dendara, comme dernière grande entreprise de construction culturelle pharaonique, a atteint un extraordinaire niveau d’absolu, optimisant la technique constructive et jouant d’abstraction dans sa conception spatiale.

Ouabet

Façade Cella

 

Salle de l’apparition

 

Extérieur

Biographie

Pierre ZIGNANI, architecte-archéologue au CNRS
(UMR 5060, Institut de recherche sur les archéo-matériaux)

Dr ès sciences EPFL, Pierre Zignani est également architecte diplômé de l’Université de Genève. Il est aussi titulaire d’un Certificat d’études approfondies en architecture et archéologie de l’École d’architecture de Nancy. En parallèle à ses études d’architecte et ses premières années de pratique contemporaine au sein du bureau d’Ugo Brunoni à Genève, il développe une activité d’étude sur l’architecture antique en participant à diverses missions en Égypte.

Depuis 1989 il a consacré son activité professionnelle exclusivement à l’archéologie en rejoignant au Caire l’Institut suisse de recherches architecturales et archéologiques de l’Ancienne Égypte. De 1992 à 2004, il poursuit son activité pour l’Institut français d’archéologie orientale (Ifao). Recruté en 2004 au CNRS, il fut rattaché au Centre d’Égyptologie François Daumas de l’Université de Montpellier jusqu’en 2008, où il l’intégra pour six ans le Centre Franco-Égyptien d’étude des Temple de Karnak à Louxor. Depuis 2014 il est membre de l’équipe de l’Institut de recherche sur les archéo-matériaux (CNRS UMR 5060).

Pierre Zignani a travaillé dans diverses régions de l’Égypte: Nord Sinaï, Sinaï Central, Siwa, Fayoum, Beni Hassan, Dendara, Karnak, Gourna, Nag al Hagar, Éléphantine, Wadi es Seboua. Ses travaux portent principalement sur l’analyse de la conception tant spatiale que technique de l’architecture cultuelle pharaonique, notamment les temples, actuellement sur le site de Dendara où il dirige également la mission archéologique de l’Ifao.





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